


http://www.20minutes.fr/article/408542/Paris-Direction-les-portes-de-Paris-en-photographies.php
Hélène Colau
Hélène Colau
"Porte à Porte"
du 31 mai au 25 juin 2010
@ Uriel Jaouen-Zréhen
à
Confluences
190, Boulevard de Charonne
75020 Paris
Métro : Alexandre Dumas
Les portes de Paris sont des zones de flux en pleine mutation que tout le monde traverse mais où l'on s'arrête rarement. Pourtant elles fourmillent de vie et d'activités.
Qui habite, qui travaille dans ces espaces de transit entre la capitale et sa banlieue ?
Que nous racontent ces lieux souvent chargés d'histoire
au sujet de Paris et de sa banlieue proche ?
A travers ces images, c'est ce que nous souhaitons vous faire découvrir.
Sous la direction de la réalisatrice Julia Cordonnier,
une dizaine de jeunes photographes ont confronté leurs regards
sur les portes de Paris.
Composée d'une quarantaine de tirages 40X60 et 30X40 et d'un film de 20 minutes,
cette exposition est préfacée par l'écrivain Philippe Vasset auteur, entre-autres,
de Un livre blanc et de Journal intime d'un marchand de canons
(tous deux publiés chez Fayard).
Au plaisir de vous y rencontrer.
Exposition Porte à Porte à Confluences du 31 mai au 25 juin 2010
LA GALERIE PHOTO de Confluences est ouverte
du lundi au vendredi de 10h à 18h
et tous les soirs de représentations.
ENTRÉE LIBRE
Pour plus de renseignements elise@confluences.net
Portes dérobées
Paris ne s’offre pas par ses portes : la majorité des visiteurs préfèrent glisser sous la ville et émerger aux endroits connus, identifiés, célébrés. Aller voir aux portes de Paris, comme l’ont fait les jeunes explorateurs emmenés par la réalisatrice Julia Cordonnier, c’est regarder sous les jupes de la métropole : tout est simultané, rien n’est mis en scène. Dans ces lieux coexistent, comme dans les tableaux cubistes, toutes les dimensions de Paris : les énormes infrastructures routières et les sentiers ménagés dans la boue, les sièges sociaux et les tentes des SDF, les affiches publicitaires et les graffitis, les puces, les cirques et les camionnettes de prostituées. Ce trop plein empêche la pose : impossible d’isoler un élément dans la profusion, il faut se résoudre à laisser les flux déborder les images et les détails contredire les premiers plans. Aux portes, les appels d’air ébouriffent les passants, dispersent les groupes et font bifurquer les histoires. On est ici et ailleurs, on est dehors et dedans : inutile de pénétrer plus avant, celui qui se tient au seuil des portes connaît déjà tout de la ville.